Figaroh! | Presse

Vivre la ville (CH)

Figaro oh oh !

C’est fin, amusant, bien joué et bien chanté ! C’est un mélange de théâtre et d’opéra qui emprunte au Mariage de Figaro de Beaumarchais (pièce qui fait elle-même suite au Barbier de Séville du même Beaumarchais) et aux Noces de Figaro de Mozart. C’est assez compliqué à suivre pour quelqu’un qui ne connaît pas parfaitement ses classiques… mais que c’est bien fait et que c’est plaisant à entendre et à regarder !

Produit par la Cie Sugar Cane et Comiqu’Opéra, ce Figaroh!-là était donné la semaine passée au Passage dans une mise en scène subtile de Frédéric Mairy. Deux comédiens – le facétieux Mathias Glayre et la sémillante Carine Martin – et deux chanteurs, la talentueuse soprano Leana Durney et l’excellent baryton Davide Autieri (sans oublier le pianiste Lucas Buclin, qui réussit à glisser le gimmick des pubs Migros et Swisscom dans la partition de Mozart…) s’échangent tous les rôles  et endossent tous les personnages.

Qui est qui et qui fait quoi? Délicieuse confusion… Ce spectacle est à coup sûr l’un des meilleurs produits dans la région cette année.

Neuchâtel-Vivre la Ville
Patrice Neuenschwander



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L’Express (CH)

Un barbier drôle, vif et impertinent... que du bonheur!

Etes-vous plutôt opéra ou théâtre? Beaumarchais ou Mozart? Dans la nouvelle production des Cie Sugar Cane et Comiqu’opéra, présentée au théâtre du Passage, vous n’avez pas à choisir. Opéra et théâtre s’associent pour présenter un Figaroh! vif et comique.

Mettez sur scène deux chanteurs d’opéra, deux comédiens et un pianiste. Bien sûr, chacun défend les vertus de son art. Chacun se moque des codes de l’autre. Et puis chacun se moque de tout dans un comique de situation incessant. Chaque acteur-comédien endosse plusieurs rôles: Figaro, Suzanne, le comte Almaviva, la comtesse, Chérubin et des invités surprises: Grand corps malade, un couple de paysans et quelques autres.

Les comédiens évoluent en training noir et baskets; des linges de sport colorés représentent les différents personnages. L’étoffe devient coiffe, mini-jupe, bustier. Le décor est à l’image des costumes: sobre et efficace. Quant à la mise en scène de Frédéric Mairy, elle est d’une virtuosité époustouflante. On atteint des sommets dans le chassé-croisé du comte et de Suzanne; ou plutôt des comtes et des Suzanne puisque l’on retrouve deux Suzanne et deux comtes dans une partie de drague schizophrène.

Tout cela n’aurait pas été si drôle sans le talent et la verve des différents acteurs et musiciens: Davide Autieri, baryton au charisme élégant et à la musicalité sûre, peut être cabotin et drôle. Mathias Glayre est un comédien aux multiples facettes, passionnant et séduisant. Carine Martin endosse des rôles divers et des accents variés. Elle n’en fait juste pas trop et reste ainsi d’une drôlerie de chaque instant. La voix aux couleurs chatoyantes de Leana Durney, soprano, éclaire la production. Lucas Buclin au piano est d’une aisance indispensable à un tel spectacle.

L’Express/L’Impartial
Saskia Guye

A lire ci-dessous (critiques):

>Forum Opéra

>L’Express/L’Impartial

>Vivre la Ville


Et les critiques de spectateurs sur BilletRéduc, Théâtreonline, TickeTac  et Tatouvu.




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«Une mécanique virtuose.» Forum Opéra


«Un Figaroh! vif et comique. Chacun se moque de tout dans un comique de situation incessant. Tout cela n’aurait pas été aussi drôle sans le talent et la verve des différents acteurs et musiciens.» L’Express/L’Impartial


«C’est fin, amusant, bien joué et bien chanté. Que c’est bien fait et que c’est plaisant à regarder-» Vivre la Ville

Forum Opéra (www.forumopera.com)

Figaro dans tous ses états

Erima la musica o le parole? Depuis la création de l’opéra, le débat fait rage. Sur la petite scène du Funambule à Montmartre, deux troupes, l’une de comédiens, l’autre de chanteurs, se disputent l’interprétation des Noces de Figaro.

Pièce de Beaumarchais ou opéra de Mozart? Les deux à la fois, comme dans l'ouvrage de Richard Strauss, Ariadne auf Naxos, ce qui ne manque pas de donner lieu à des situations cocasses. A quatre, il leur faut insuffler vie à sept des personnages de cette folle journée. Des tissus de couleurs aident à distinguer les rôles, interprétés indifféremment par les uns ou les autres en une mécanique virtuose réglée par le metteur en scène Frédéric Mairy. Violet pour Suzanne, jaune pour la Comtesse…

Le procédé est astucieux, on suit sans trop de mal les fils enchevêtres de l’histoire. Leana Durney chante « Dove sono » et « Voi che sapete », le deuxième mieux que le premier. Davide Autieri lui donne la réplique, en Comte, en Figaro voire en Chérubin mais c’est lorsque, pris à son tour de folie, le piano de Lucas Buclin (ou en alternance Guy Leuenberger) lorgne vers le music-hall que le baryton se montre sous son meilleur jour.

Mathias Glayre déclame juste et vite le monologue de Figaro – que Mozart écarta de son opéra. La scène du jardin où Carine Martin, sa partenaire, s’essouffle à jouer quatre rôles à la fois est une prouesse de théâtre et de drôlerie. Encore plus drôles sont les parenthèses ouvertes dans le récit : la parodie de « Têtes à claques », l'intrusion du jardinier dans la scène du bal, etc.

Alors, finalement, musique ou parole? Musique évidemment qui voit l’histoire s’achever en une chanson où les comédiens, si doués soient-ils, montrent qu’ils sont de modestes chanteurs quand les chanteurs, tout au long de la pièce, ont montré qu’ils étaient aussi de bons comédiens. .

www.forumopera.com
Christophe Rizoud